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"Bachar Al-Assad affirme que l'attaque chimique est " une fabrication

17 Avril 2017

"Il s'agit pour nous d'une fabrication à 100%".

Bachar al-Assad a démenti toute implication dans l'attaque, arguant que son régime ne possédait plus d'armes chimiques depuis 2013: "Nous ne possédons pas d'armes chimiques (.) Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal (.) Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées", a-t-il dit.

"Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n'a pas été affectée par cette frappe", a-t-il dit, interrogé sur la première frappe américaine ayant visé son régime depuis le début du conflit syrien. Mercredi, il a même jugé "possible" que la Russie, alliée de la Syrie, ait été au courant de ce raid, en précisant que le Pentagone se penchait sur cette question. "Des jeunes enfants qui meurent".

La Russie prend ainsi "une lourde responsabilité en s'opposant systématiquement, pour protéger son allié Assad, à un traitement multilatéral du dossier syrien", estime le président français. "À propos de notre relation avec la Russie, il se peut que nous soyons tombés au plus bas niveau de tous les temps", a déploré le président Trump, selon les médias.

Vladimir Safronkov, adjoint au représentant permanent de la Russie à l'ONU, a souligné que la Russie avait déjà proposé l'envoi par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) d'une mission internationale indépendante, afin d'enquêter à Khan Sheikhoun et sur la base aérienne de Shairat. Vendredi matin, 59 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés par les navires américains USS Porter et USS Ross, qui croisent en Méditerranée, faisant selon la partie syrienne dix victimes parmi les militaires et neuf morts parmi les civils, dont quatre enfants, et causant d'importantes destructions.

Dans une ambiance glaciale, les deux pays ont étalé leurs divergences sur la Syrie et la défiance qui prévaut entre ces anciens adversaires de la Guerre froide. "C'est un boucher. C'est pourquoi nous devions faire quelque chose à cet égard". Mercredi à l'ONU, le Kremlin a pourtant posé pour la huitième fois depuis 2011 son veto à un projet de résolution demandant l'ouverture d'une enquête internationale, après l'attaque chimique sur la ville syrienne de Khan Cheikhoun.

Parallèlement, le régime en place à Damas a accusé jeudi la coalition sous commandement américain d'avoir bombardé des dépôts de gaz toxique du groupe Etat islamique mercredi soir dans l'est de la Syrie (lire encadré).

Le gouvernement syrien dément utilisé des armes chimiques, mais un rapport de l'ONU en 2016 a conclu que l'armée avait déjà mené une attaque chimique, sans doute du chlore, à Qmenas, dans la province d'Idleb, le 16 mars 2015.