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Présidentielle: "Putain, 6 %, c'est pas possible"... Les soutiens de Benoît Hamon dépités

26 Avril 2017

Benoît Hamon largement vainqueur de la primaire à gauche voulait profiter de l'élection présidentielle pour remettre l'église du PS au cœur du village socialiste. Laurent Wauquiez a quant à lui plus nuancé sa réponse et "ne pas croire aux consignes de vote", tout en demandant à ses partisans "de ne pas voter pour Marine Le Pen". Toutes causes confondues, avec seulement 6,35 % des suffrages obtenus, le PS accuse une défaite historique, juste au-dessus de la ligne de flottaison des 5 % qui permet de bénéficier du remboursement des frais de campagne.

Quant à François Fillon, son conservatisme sociétal, notamment sur la question de l'avortement ou du mariage pour tous, et les affaires dans lesquelles il est embourbé semblent le priver de tout partisan du côté belge même si, lors de la primaire de la droite et du centre fin 2016, Pierre-Yves Jeholet lui avait apporté son soutien. Du côté du parti Les Républicains, on y a cru, mais la défaite est là.

Il a également reconnu le désaveu infligé au Parti Socialiste, tout en envoyant un message positif concernant la suite de sa carrière en politique: "Nous avons mené une campagne démocratique, sociale, écologique, européenne". Forcément, ce nouveau paysage politique change la donne.

"Emmanuel Macron aujourd'hui veut présenter 577 candidat dans 577 circonscriptions (.) Jean-Luc Mélenchon présente 577 candidats dans 577 circonscriptions (.) Il ne reste qu'une seule possibilité pour l'électorat de gauche, qui peut rassembler l'ensemble des progressistes, c'est voter socialiste (.) Nous allons mécaniquement remonter". Il estime que le programme du FN mènerait la France "à la faillite" et l'Europe "au chaos". Même son de cloche du côté de Johanna Rolland.

Hamon a ensuite appelé à "battre le plus fortement et le plus puissamment possible le front national (.) en votant pour Emmanuel Macron". Elle l'a fait savoir sur les réseaux sociaux.

Depuis des mois, le candidat socialiste a tenté de faire mentir les sondages qui le donnaient systématiquement absent du second tour. "A titre personnel, je voterai naturellement Emmanuel Macron", a indiqué le sénateur-maire (LR) de Troyes sur TF1. Sans enthousiasme. Contre le FrontNational. En 2012, il l'avait emporté par 55 % des voix au second tour, en surfant sur l'élection de François Hollande.


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