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Baroin: une part "marginale" d'élus LR tentée de rejoindre En Marche!

10 Mai 2017

"J'ai dit que je n'étais pas partisan au stade actuel de laisser entendre que, quoi qu'il arrive, nous étions décidés à nous engager dans une opposition brutale", a martelé Alain Juppé lors d'une conférence de presse à Bordeaux, ajoutant que l'exclusion à laquelle s'exposeraient les dissidents "est toujours un aveu de faiblesse".

Basé sur le programme de François Fillon pour l'élection présidentielle, plusieurs parties ont été revues avec des mesures en faveur du pouvoir d'achat des Français.

A Paris, outre les juppéistes (Edouard Philippe, Fabienne Keller.), déjà en discussion avec l'équipe du président élu, Christian Estrosi, président démissionnaire de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, ou encore Bruno Le Maire, ancien candidat à la primaire de la droite, devraient mettre sur la table le sujet des relations avec Macron. L'occasion, pour le président de l'Association des maires de France (AMF), de justifier ce choix par la bosse démographique "avantageuse" impliquée par l'accélération du nombre de départs à la retraite des fonctionnaires de la génération du "baby-boom".

"Le premier mot dans ma famille politique, au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron, ça doit être 'rassemblement', ça ne devrait pas être 'exclusion'. Il mènera, comme ce fut le cas avec François Hollande, à l'échec, au chômage de masse et au déclassement", lit-on dans le préambule du projet amendé. "M. Macron a certes gagné la bataille de l'ambiguïté, il perdra la bataille de la clarté", est-il encore écrit.

Mais les discussions au siège de LR s'annoncent houleuses entre les tenants d'un rapprochement avec Macron et les principaux ténors LR, notamment François Baroin, chef de file de son parti pour les échéances de juin.

Quant au Front national, son "projet politique démagogique nous conduira dans l'impasse et à la ruine économique".

"Il peut y avoir cette tentation mais elle est relativement marginale", a dit François Baroin mardi sur Europe 1. Au cours de ce déjeuner, Nicolas Sarkozy avait saisi l'opportunité de reprendre l'offensive dans un parti abasourdi par la défaite de François Fillon et morcelé par la victoire d'Emmanuel Macron, certains cadres du parti envisageant même de rallier celui qui s'apprêtait à devenir le nouveau président de la République. "Macron veut nous voir disparaître, ce qui est potentiellement grave, car s'il échouait, il ne resterait plus comme alternative que les extrêmes", a argué Patrick Devedjian. "C'est un enjeu pour la démocratie".

"Les Républicains souhaitent la réussite de la France et ce sont nos candidats qui porteront le meilleur projet pour notre pays", a affirmé Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, lors du BP auquel ont participé environ 90 personnes.

Pour Christian Jacob, patron des députés LR, "il ne doit y avoir aucun compromis" avec le camp Macron. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.


Baroin: une part