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Donald Trump met en garde James Comey

13 Mai 2017

Le vice-président Mike Pence et les porte-paroles de la Maison Blanche ont assuré in fine que ce renvoi n'avait rien à voir avec l'enquête en cours sur des contacts avec la Russie. Lors de ces rencontres, Donald Trump lui aurait demandé s'il était visé par l'enquête du FBI sur des liens avec la Russie durant la campagne électorale de 2016.

Le président a indiqué jeudi dans un entretien à NBC avoir eu deux conversations téléphoniques, et un dîner, avec James Comey. Une question qui peut être interprétée comme une tentative de pression sur le directeur du FBI et qui expose le président à des accusations "d'entrave à la justice". Il voulait dîner avec moi car il voulait rester à la tête du FBI. Je lui ai demandé: "si c'est possible, pouvez-vous me dire si je fais l'objet d'une enquête?".

"Le travail continue quels que soient les changements de circonstances", a déclaré M. McCabe. Il a dit "Non, il n'y a pas d'enquête vous concernant.".

Son numéro deux Rod Rosenstein joue donc un rôle central avec un renforcement de sa capacité de supervision de l'enquête menée par le FBI.

Le républicain a également expliqué qu'il avait de toute façon l'intention de limoger James Comey, prenant ses distances avec la version de la Maison Blanche selon laquelle il n'avait agi qu'après la recommandation du ministère de la Justice, mardi. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a limogé le directeur du FBI, James Comey, chargé d'une enquête sur les liens que ledit président aurait pu avoir entretenu, pendant sa campagne, avec le pouvoir russe. Il a été contraint de démissionner après 18 jours en fonction pour n'avoir pas révélé ses échanges avec l'ambassadeur russe.

Donald Trump nie cette dite complicité Russie-Trump, et les enquêtes en cours sur une éventuelle organisation entre certains de ses proches et Moscou l'irritent. La Maison Blanche et les chefs de file républicains ont rejeté cette requête.

Les soupçons de collusion visent plusieurs membres de la campagne du milliardaire, en particulier son ancien directeur de campagne Paul Manafort, et deux anciens conseillers Carter Page et Michael Flynn. L'annonce, qui a fait l'effet d'une bombe mardi 11 mai, menace de tourner au comedy-show des plus ridicules, avec Sean Spicer, et Donald Trump lui-même, dans le rôle des comiques.

Les agences de renseignement américaines accusent par ailleurs la Russie d'être à l'origine du piratage des emails du parti démocrate et de la campagne d'Hillary Clinton.

Des accusations rejetées par le président russe Vladimir Poutine avec lequel Donald Trump a formulé le voeu d'amorcer un rapprochement.

"James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas d'+enregistrements+ de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations à la presse!", a tweeté M. Trump vendredi matin.

Une analyse qu'il n'a jamais clairement acceptée.


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