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Le directeur intérimaire du FBI contredit Trump

13 Mai 2017

"J'ai le plus grand respect pour le directeur Comey, a déclaré Andrew McCabe lors d'une audition au Sénat".

La Maison blanche affirme que la démission de Comey n'a rien à voir avec l'enquête du FBI sur la Russie.

Le directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, a défendu jeudi l'honneur de son prédécesseur James Comey, limogé par le président américain Donald Trump.

Se posant en garant de l'intégrité de l'enquête, M. McCabe s'est engagé à ne pas informer le président Donald Trump ou la Maison-Blanche sur son statut.

"La Russie doit rire dans sa barbe en voyant comment les USA se divisent à cause des excuses des démocrates pour expliquer leur défaite aux élections", a écrit le président américain sur Twitter. Depuis des mois, le président républicain est furieux que son nom soit cité dans cette enquête, martèle qu'il n'y a aucune preuve de collusion, et accuse les médias d'entretenir artificiellement l'affaire au lieu de couvrir ses décisions économiques ou sécuritaires.

Une rencontre qui survient quelques heures après le fameux limogeage et qui met une fois encore Donald Trump dans une position délicate.

La Maison Blanche peine à établir avec clarté la séquence ayant conduit à la mise à pied du chef du FBI, alors qu'il supervisait de près une enquête très sensible de sécurité nationale.

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"En fait quand je me suis décidé, je me suis dit: 'Ce truc avec la Russie, Trump et la Russie, c'est une histoire inventée'."
".

Des manifestants se sont rassemblés à Washington, à Chicago et dans d'autres grandes villes pour réclamer eux aussi l'ouverture d'une enquête indépendante sur les liens présumés entre la Russie et les équipes de campagne de Trump.

Officiellement, le directeur du Bureau fédéral d'enquête (FBI) est écarté en raison de sa gestion controversée du dossier des mails de Hillary Clinton, candidate démocrate à l'élection présidentielle.

Cette campagne n'était pas parfaite mais j'étais sur le chemin de la victoire avant que la combinaison de la lettre de James Comey du 28 octobre et du site russe WikiLeaks ne suscite le doute chez les personnes qui étaient enclines à voter pour moi.

Il a démontré mardi soir qu'il ne mettait pas de gants pour dégommer un haut responsable en annonçant le limogeage avec "effet immédiat" du directeur du FBI, James Comey.

L'opposition démocrate continue de réclamer la nomination d'un procureur spécial pour superviser l'enquête, mais aucun élu républicain ne soutient cette demande, qui a peu de chance d'aboutir sans pression de la part de la majorité.

Le prochain chef du FBI aura pour délicate mission de concilier l'exigence d'indépendance qu'on attend de lui et la poursuite de l'enquête brûlante sur une éventuelle collusion entre des proches de Donald Trump et le gouvernement russe. Mais pour des observateurs, les derniers événements pourraient, au bout du compte, faire déclencher une enquête encore plus robuste sur les liens possibles entre Moscou et son équipe de campagne.

Ce dernier coup d'éclat, qui a abasourdi Washington, n'a pas manqué de relancer les spéculations sur les possibilités d'une destitution du président américain. Mais le président ne cède pas et fournit à la place des transcriptions écrites. La commission du Renseignement du Sénat note qu'il lui a déjà été demandé de remettre ces documents, mais qu'il n'a pas obtempéré. De nombreux agents du FBI, choqués par le limogeage de leur patron, s'expriment ce jeudi dans la presse américaine.


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