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Cyberattaques: le parquet de Paris ouvre une enquête en France

15 Mai 2017

De la Russie à l'Espagne et du Mexique au Vietnam, des dizaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par logiciel de rançon, un "rançongiciel", exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité américaine NSA.

Cette vague d'attaques informatiques de portée mondiale suscite l'inquiétude des experts en sécurité. "Aujourd'hui nous avons assisté à une série de cyberattaques contre des milliers d'organisations et d'individus dans des dizaines de pays", indique dans un communiqué l'agence britannique de cybersécurité (NCSC) qui recommande de mettre à jour ses logiciels de sécurité et ses anti-virus. Ce dernier verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de bitcoins pour en recouvrer l'usage. Plus de 75 000 attaques dans 99 pays auraient été recensées.

Le constructeur automobile français Renault, la Banque centrale russe, plusieurs ministères russes, le géant américain de livraison de colis FedEx ou encore la compagnie de télécoms espagnole Telefonica ont également été touchés.

Renault seule victime française? "Une action est en place depuis hier (vendredi) soir". "On n'a à ce stade pas connaissance d'autre victime" que le constructeur automobile, a indiqué samedi à la mi-journée une porte-parole de l'agence chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France.

Des ordinateurs dans au moins 150 pays ont été touchés depuis vendredi par une attaque informatique "sans précédent", affectant le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations. Mme Rudd a cependant assuré qu'il n'y a "pas eu d'accès malveillant aux données de patients". L'AFP a toutefois pu consulter un texto envoyé par les chefs d'équipe de l'usine de Douai à des employés: "Suite à +l'attaque+ informatique de ce week-end, il s'avère que notre usine est touchée".

Des images ont été partagées sur les réseaux sociaux avec des écrans d'ordinateurs du NHS, le service public de santé britannique, demandant le paiement de 300 dollars en bitcoins avec la mention: "Oups, vos dossiers ont été cryptés".

D'après la société Kaspersky, le logiciel malveillant a été publié en avril par le groupe de pirates " Shadow Brokers", qui affirme avoir découvert la faille informatique par la NSA. "Contrairement à des virus normaux, ce virus se répand directement d'ordinateur à ordinateur sur des serveurs locaux, plutôt que par email", a précisé Lance Cottrell, directeur scientifique du groupe technologique américain Ntrepid.

Le chercheur en cybersécurité britannique de 22 ans qui a permis de ralentir la propagation du virus a également prévenu que les pirates risquaient de revenir à la charge en changeant le code et qu'ils seront alors impossibles à arrêter. "En simplement enregistrant ce nom de domaine, on arrive à stopper sa propagation", a-t-il expliqué à l'AFP.


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