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La vie après l'Elysée — François Hollande

15 Mai 2017

M. Macron avait été accueilli sur le perron de l'Elysée par le président sortant qui s'est abstenu de lui donner l'accolade, un fin sourire aux lèvres.

C'est dans ce huis clos que le sortant livre traditionnellement quelques secrets d'Etat à son successeur, à commencer par les fameux codes de l'arme nucléaire.

Pour la très solennelle passation de pouvoir, le nouveau président, un centriste pro-européen de 39 ans qui se dit "ni de droite, ni de gauche", a raccompagné jusqu'à sa voiture le sortant François Hollande dont le mandat a été marqué par une impopularité record.

François Hollande quitte les plus hautes fonctions de l'Etat avec une cote de popularité plus bas.

Le chef de l'Etat élu a remonté très lentement le tapis rouge déployé dans la cour d'honneur devant un détachement de la Garde républicaine sous les objectifs de centaines de photographes et de caméramen perchés jusque sur les toits du palais présidentiel.

Comme le veut la tradition, il a ravivé la flamme sur la tombe du Soldat inconnu, sous une pluie battante qui n'était pas sans rappeler celle qui avait accompagné François Hollande cinq ans plus tôt.

Quant à Brigitte Macron, vêtue d'une robe tailleur bleu lavande et à laquelle son mari voudrait que soit reconnu un statut officiel de Première dame, elle l'a avait précédé de dix minutes, lançant quelques baisers d'un geste de la main aux badauds rassemblés devant le porche du palais. Parmi les quelque 300 invités de cette investiture, figuraient les corps constitués (Conseil constitutionnel, bureau de l'Assemblée nationale et du Sénat, etc.), des représentants des partenaires sociaux, des prix Nobel et une centaine de proches.

Au nombre des invités, une petite dizaine de "marcheurs" de la première heure, Richard Ferrand, Christophe Castaner, Renaud Dutreil, Gérard Collomb, la larme à l'oeil, Sylvie Goulard ou François Patriat et de nombreuses personnalités dont Nathalie Kosciusko-Morizet, Pierre Gattaz ou Elisabeth Guigou.

À l'issue de la cérémonie, Emmanuel Macron passera les troupes en revue dans le parc du palais présidentiel, tandis que 21 coups de canon seront tirés depuis l'Esplanade des Invalides.

Près de 1.500 policiers et gendarmes étaient mobilisés, leurs nerfs mis à rude épreuve par le premier bain de foule du nouveau locataire de l'Elysée sur les Champs-Elysées.

Le marathon du nouveau chef de l'Etat, qui a annoncé qu'il résiderait à l'Elysée avec son épouse Brigitte, s'est poursuivi par une nouvelle cérémonie, tout aussi traditionnelle, à l'Hôtel de Ville de Paris en présence de la maire Anne Hidalgo et près de 800 invités.

Le nouveau président doit encore désigner son Premier ministre, sans doute lundi, selon le calendrier évoqué par son entourage, avant de former son gouvernement, premier test de sa capacité à rassembler.

"Je veux rendre aux Français leur confiance en eux, depuis trop longtemps affaiblie", a-t-il insisté sur un ton grave, avec "la certitude intime que nous pouvons ensemble écrire une des plus belles pages de notre histoire". Le pays a choisi "l'espoir et l'esprit de conquête", "je ne céderai sur rien des engagements pris", a-t-il déclaré avec gravité.

François Hollande a transmis les clés de l'Elysée à son successeur Emmanuel Macron, mais ne compte pas pour autant dire adieu à la vie politique même si ses projets restent flous.

Il est 11h21, dimanche 14 mai, dans la salle des fêtes de l'Elysée. Lorsque François Hollande s'est rendu à Tulle le 7 mai pour voter au second tour de la présidentielle, des amis lui cherchaient une maison dans sa ville d'adoption.

Auparavant, Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, avait prononcé les quelques mots de l'investiture.