Mardi, 23 Mai 2017
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Un premier Conseil des ministres pour fixer le cap de l'ère Macron

19 Mai 2017

Autour de la table du Conseil, outre Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe: 18 ministres et quatre secrétaires d'Etat, dont la moitié proviennent de la société civile, du jamais vu sous la Ve République.

Emmanuel Macron a livré jeudi lors du Conseil des ministres son discours de la méthode de l'action gouvernementale avec comme valeurs cardinales, la "solidarité", la "collégialité" et la "confidentialité", a rapporté le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

De son côté, Richard Ferrand, cheville ouvrière d'En Marche! et ministre de la Cohésion des territoires, a assuré que le gouvernement appliquerait "le projet présidentiel" d'Emmanuel Macron. Le Président et son Premier ministre ont expliqué vouloir disposer d'un " temps de vérification " des situations fiscales des candidats aux postes et d'éventuels conflits d'intérêt.

"Quand une chose est tranchée dans le cadre de la collégialité, elle doit devenir la règle et elle appelle la solidarité collective", a insisté Emmanuel Macron qui, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous le quinquennat Hollande, était aux premières loges pour mesurer les effets des cafouillages gouvernementaux.

La volonté de maîtriser l'expression de l'exécutif conjuguée à la fermeture inhabituelle de la cour d'honneur de l'Elysée à l'issue de ce premier Conseil des ministres a cependant suscité quelque inquiétude dans les rangs de la presse.

Le président, toujours selon Christophe Castaner, a achevé on intervention liminaire par "une invitation: ne changez pas!".

Ils sont prêts à se mettre au travail. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Autre confirmation, la nouvelle administration Macron va s'inspirer du "spoil system" américain pour renouveler en partie les directeurs des administrations centrales. Un score bien en dessous de celui des premiers ministres nommés après les élections présidentielles précédentes.

M. Philippe a confirmé la nomination d'un médiateur dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes et promis d'aller "beaucoup plus loin" dans le texte sur la moralisation de la vie publique attendu avant les législatives, précisant toutefois préférer "les règles claires plutôt que l'inquisition".

Nicolas Hulot attirera de la même manière la lumière des projecteurs.


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