Samedi, 19 Août 2017
Dernières nouvelles
Principal » L'Iran à un tournant — Présidentielle

L'Iran à un tournant — Présidentielle

20 Mai 2017

Vendredi, 56,4 millions d'Iraniens sont attendus aux urnes pour accorder, ou non, un second mandat au président Hassan Rohani.

La manifestation a été organisée par l'association des réfugiés iraniens en Belgique, Iran Ref. Les personnes mobilisées ont arboré de nombreuses pancartes où était écrit "No Hassan Rohani No Ebrahim Raisi".

A Téhéran comme en province, l'affluence semblait forte dès l'ouverture des bureaux devant lesquels se formaient de longues files d'attente, selon l'AFP et les images de la télévision nationale Irib. Les autorités tablent sur une participation de plus de 70%, et sauf surprise, le vainqueur devrait être désigné dès le premier tour.

'La participation enthousiaste des Iraniens à l'élection renforce la puissance et la sécurité nationales', a déclaré M. Rohani après avoir voté dans la matinée à Téhéran, baignée de soleil.

L'un des premiers à avoir voté a été Ali Khamenei, qui a appelé ses compatriotes à aller aux urnes "massivement, le plus tôt possible". En revanche, Mohammad Ali Serkani, futur ingénieur de 23 ans, a préféré Raissi car il juge que "la culture islamique, l'économie et la science sont les secteurs les plus importants".

Son adversaire Ebrahim Raissi, qui a voté dans une mosquée d'un quartier populaire du sud de la capitale, a de son côté prévu "une participation maximale". Le résultat pourrait définir si le retour de Téhéran dans le concert des nations est appelé à s'accélérer, ou s'il va connaître un coup de frein avec l'arrivée d'un conservateur à la tête du pays.

Nombre d'Iraniens estiment en outre que l'accord de 2015 avec les grandes puissances occidentales sur une levée des sanctions internationales en échange de concessions de Téhéran sur son programme nucléaire n'a pas permis de créer les emplois et la croissance attendus, ni d'attirer les investissements étrangers promis par Hassan Rohani. Hasard du calendrier ou pas, M. Trump assistera ce week-end à un sommet avec des dirigeants musulmans du monde entier en Arabie saoudite, grand rival régional de l'Iran.

Hassan Rohani peut notamment se prévaloir d'avoir réussi, grâce à cet accord, à reprendre les exportations pétrolières qui se sont élevées à près de 2,8 millions de barils par jour.

Malgré cette hostilité, l'ambition de M. Rohani est de poursuivre l'ouverture au monde pour attirer davantage d'investissements, tandis que M. Raissi veut défendre les classes les plus défavorisées par la préférence nationale dans le domaine économique.

Il a mis en avant les mauvais chiffres du chômage (12,5% de la population, 27% des jeunes) et accusé le gouvernement de n'avoir agi que pour "l'oligarchie".


L'Iran à un tournant — Présidentielle