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Crise dans le Golfe: l'Arabie et ses alliés rompent avec le Qatar

06 Juin 2017

Cette base, siège du Centcom, le commandement militaire chargé du Moyen-Orient, est utilisée notamment pour les raids américains contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

Les compagnies aériennes émiraties Etihad, Emirates, flydubai et Air Arabia, ainsi que la Saudia et Gulf Air (Bahreïn), ont annoncé lundi la suspension de tous leurs vols vers ou depuis le Qatar après la rupture des relations d'Abou Dhabi, Ryad et Manama avec Doha.

Bahreïn et les Emirats arabes unis ont aussi rompu tout rapport avec Doha.

"Il y a 80.000 Egyptiens inscrits à l'ambassade (d'Egypte à Doha), mais en réalité il y aurait près de 300.000 Egyptiens" dans l'émirat, a indiqué à l'AFP la porte-parole du ministère de l'Immigration et des Affaires des Egyptiens à l'étranger, Maha Salem.

L'Arabie saoudite accuse également le Qatar de soutenir les contestations chiites à Qatir, dans l'est du royaume où se concentre la minorité chiite et au Bahreïn, pays où la majorité chiite réclame des droits politiques.

Les citoyens du Qatar ont 14 jours pour quitter l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn et les ressortissants de ces trois pays se voient interdire de se rendre au Qatar.

Les avions du Qatar n'auront pas le droit d'emprunter l'espace aérien de l'Egypte, ni d'atterrir dans le pays, précise ce texte. Les cinq pays ont ainsi suspendu toutes les liaisons terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar.

Selon elles, le Qatar, dirigé par le jeune émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, "n'interfère pas dans les affaires d'autrui" et "lutte contre le terrorisme et l'extrémisme".

Cette crise intervient alors que les autorités qataries ont affirmé la semaine dernière avoir été victimes de "hackers " ayant publié sur le site internet de l'agence de presse officielle QNA de faux propos attribués à l'émir Tamim.

Pour le Qatar, la rupture est une décision "sans fondement" dont "l'objectif clair est de placer l'Etat sous tutelle".

Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l'Iran, vu comme un allié stratégique alors qu'il vient d'être accusé par l'Arabie saoudite d'être "le fer de lance du terrorisme ".

La dernière crise remonte à 2014 lorsque trois pays du CCG (Arabie, Bahreïn et Emirats) avaient rappelé leur ambassadeur à Doha pour protester contre le soutien présumé du Qatar aux Frères musulmans.