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Législatives : un raz-de-marée En Marche vers l'Assemblée

14 Juin 2017

Quatre députés seulement (dont deux REM) ont été élus au premier tour, contre 36 en 2012.

Le premier ministre Édouard Philippe, en campagne à Paris vendredi, a toutefois appelé à ne pas sauter aux conclusions.

Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé que les Français avaient confirmé leur "attachement dans le projet de renouvellement, de rassemblement et de conquête" de M. Macron. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, est 1er dans la première circonscription de l'Eure avec 45 % des voix, tandis que le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand (34 %) dans la 6e circonscription du Finistère, la ministre aux Affaires européennes, Marielle de Sarnez (40 %), dans la 11e circonscription de Paris, et le secrétaire d'État au Numérique, Mounir Mahjoubi (37 %), dans la 16e circonscription de Paris, sont eux aussi en situation favorable.

La République en marche (LREM) d'Emmanuel Macron arrive largement en tête du premier tour des élections législatives, avec 32,2 à 32,9 % des voix, devant la droite (20,9 à 21,5 %) et le FN, largement distancé (13,1 à 14 %), selon les estimations à 20 heures des instituts de sondages. Se gardant de triomphalisme, l'Elysée ne fera pas non plus "de commentaire sur la soirée électorale".

Si le parti d'Emmanuel Macron séduit les hauts revenus, les candidats de La République en marche arrivant largement en tête (43%) chez les électeurs dont les revenus du foyer dépassent 3 000 euros, il ne convainc pas les plus modestes.

A l'issue de ce premier tour, le Parti socialiste est désormais officiellement laminé. "Un vote pour des réformes", a tweeté le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert.

Pour ce premier tour des législatives, le tiers des votants (entre 32% et 33% selon les estimations) a choisi le parti du président de la République, qui devrait pouvoir s'appuyer sur 400 à 455 députés sur 577. C'est également le cas des anciens ministres Mathias Fekl, Pascale Boistard, Aurélie Filippetti, François Lamy, Kader Arif, Christian Eckert, et des écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. Le parti créé il y a un peu plus d'un an par Emmanuel Macron, la République en marche, est en passe d'obtenir une des plus larges majorités de la Ve République. Un score "décevant pour notre famille politique", a convenu l'ancien président de l'Assemblée Bernard Accoyer. Le chef de file de la droite à ces législatives, François Baroin, a appelé à la mobilisation pour éviter des "pouvoirs concentrés" dans "un seul et même parti".

Quant au FN, il obtiendrait seulement un à dix sièges, contre deux lors de la précédente législature.

Le vice-président du parti d'extrême droite français Front National, Florian Philippot, a reconnu " une déception dans le score " de son parti, qui aurait recueilli environ 13% des suffrages aux législatives dimanche. Marine Le Pen, en tête avec 46 % des voix dans le Pas-de-Calais, a centré sa riposte sur le "taux d'abstention catastrophique" qui "pose la question du mode de scrutin" majoritaire.

Pour la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon le recul est net par rapport à la présidentielle mais elle peut espérer un groupe de plus de 15 députés. La 2e force du pays est incarnée par les Républicains avec plus de 21% des voix.

Le parti centriste du nouveau président français Emmanuel Macron s'apprête à rafler une écrasante majorité à l'Assemblée après avoir pulvérisé les partis traditionnels au premier tour des élections législatives dimanche, marquées par une abstention record.


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