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Boris Johnson espère "une issue heureuse" — Brexit

20 Juin 2017

L'Union européenne et le Royaume-Uni se sont accordés lundi sur les priorités et le calendrier des négociations sur le Brexit, à l'issue de la première rencontre entre les négociateurs des deux parties à Bruxelles.

"Nous débutons cette négociation sur un ton positif et constructif, déterminés à bâtir un partenariat fort et spécial avec nos alliés dans l'UE", a déclaré de son côté le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis.

L'UE a fixé comme délai pour la clôture de la première phase des négociations entre octobre et décembre prochains, avant la rupture totale prévue aux alentours du mois de mars 2019.

Selon M. Barnier, les négociations devront être bouclées autour d'octobre 2018, pour laisser le temps ensuite aux Parlements européen et britannique de ratifier l'accord du retrait, prévu pour fin mars 2019.

Les 27 ont exigé de se concentrer d'abord sur ces trois sujets pour préparer un "retrait ordonné", alors que le Royaume-Uni voulait négocier en parallèle, dès le départ, sa "relation future" avec l'UE. "Prise en étau entre les " soft Brexiters " et les plus ultra des " hard Brexiters ", la Première ministre britannique doit désormais composer avec deux nouvelles nuances: "le " sensible Brexit " des unionistes nord-irlandais du DUP, qui veulent empêcher le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Ulster, et l'" open Brexit " du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, qui, après avoir multiplié les contre-vérités lors de la campagne référendaire de 2016, se plaît maintenant à rêver d'une sortie " joyeuse " pour les deux parties". Mais ils ont finalement accepté le tempo des Européens.

Theresa May a perdu sa majorité absolue au Parlement après des législatives anticipées le 8 juin, qu'elle avait elle-même voulues pour renforcer son assise lors des négociations du Brexit.

Le gouvernement britannique n'aborde pas ces négociations dans les meilleures circonstances. Puis sa réaction au terrible incendie de la tour Grenfell à Londres.

À Londres, le début de ces importantes négociations avec l'UE survient dans une période d'insécurité intérieure à la suite d'un nouvel attentat commis dimanche par un homme au volant d'un camion qui a foncé sur des musulmans à la sortie d'une mosquée de Londres. "À long terme, ceci sera bon" pour le Royaume-Uni comme pour l'Union européenne, a-t-il assuré.

Mme May, qui a plusieurs fois affirmé préférer quitter l'UE "sans accord plutôt qu'avec un mauvais accord", n'a cependant pour l'heure donné aucun signe allant dans le sens d'un Brexit plus "doux", correspondant au souhait de certains de ses ministres et des milieux économiques.

Les Européens ont eu vent d'une "offre généreuse" qu'elle s'apprêtait à leur faire sur le sort des plus de trois millions de ressortissants européens installés au Royaume-Uni.

"Notre sentiment, c'est que les Britanniques ne savent pas exactement où ils veulent atterrir", s'inquiète un haut responsable européen.

"Beaucoup craignent que ce qu'elle présente comme une +offre généreuse+ ne soit pas vu comme très généreuse, ce qui pourrait créer une très mauvaise atmosphère", argue-t-il.


Boris Johnson espère