Jeudi, 19 Octobre 2017
Dernières nouvelles
Principal » Législatives en France: l'alliance LREM-Modem largement en tête

Législatives en France: l'alliance LREM-Modem largement en tête

22 Juin 2017

Le PS justement. C'est le grand perdant de cette séquence électorale entamée avec la présidentielle et qui s'achèvera dimanche prochain avec la fin des législatives. Le PS et son allié PRG obtiennent 9,5% et sont légèrement devancés en voix par La France insoumise (11%) de Jean-Luc Mélenchon. Les listes écologistes ont recueilli 4,30% des suffrages. Car les très bons résultats des candidats de La République en Marche doivent être relativisés par l'abstention record de plus de 50 %, une première à des élections législatives sous la Ve République. "Malgré l'abstention, le message des Français est sans ambiguïté", a relevé, de son côté, le Premier ministre, Édouard Philippe.

Quelque 7.877 candidats, dont un peu plus de 42% sont des femmes, se disputent 577 sièges.

Ces résultats sont "le signe d'une réelle adhésion aux réformes que nous avons commencé à mettre en oeuvre", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. "Rien n'est joué, une élection se fait en deux tours".

Camouflet également pour le parti d'extrême droite Front national, dont la patronne Marine Le Pen s'était hissée il y a un mois au second tour de la présidentielle contre Emmanuel Macron: il obtiendrait seulement 1 à 10 sièges. "Nous disons à tous ceux qui se sont abstenus, qui ont fait un choix différent (.) que notre pays attend des pouvoirs équilibrés et non concentrés dans un seul et même parti ", a mis en garde le sénateur de l'Aube. "Un vote pour des réformes", a tweeté le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert.

Dans ce cas de figure, La République en Marche et le MoDem n'auraient plus que 187 sièges, Les Républicains et l'UDI et divers droite 124 sièges, le Front National 76 sièges, La France Insoumise 64 sièges, le PCF 15 sièges, le Parti Socialiste 43 sièges... Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a reconnu " le recul sans précédent ". Le FN est ainsi parfois largement en tête au premier tour, il n'en reste pas moins dépendant des reports de voix et d'un "plafond de verre" encore bien réel.

Si Emmanuel Macron obtient la majorité absolue malgré des candidats souvent sans notoriété ni expérience politique, "ce serait un exploit politique total". Les deux candidats entendent faire partie de la majorité présidentielle s'ils sont élus. François Baroin, chef de file de la droite aux législatives, a aussitôt appelé à un sursaut.

La vague pro-Macron a trouvé sur son chemin une opposition en lambeaux: une droite fracturée après la nomination à Matignon d'Édouard Philippe, issu des Républicains, un Parti socialiste laminé, un FN risquant de ne pas atteindre le seuil de quinze députés nécessaire pour former un groupe parlementaire.

Alors que son mouvement politique La République en Marche n'a qu'un an d'existence, il est en tête dans les sondages, alimentant la crainte des partis traditionnels d'être balayés. Mais "la division des forces de gauche se paie très cher", regrette le dirigeant communiste Pierre Laurent, critiquant le refus d'alliance de M. Mélenchon, qui avait réuni plus de 19 % des voix au 1er tour de la présidentielle.

Les électeurs français qui se sont déplacés ont poursuivi le jeu de " chamboule-tout " commencé le 23 avril.

Le taux d'abstention définitif était de 51,29%, soit le taux le plus haut pour un premier tour d'élections législatives depuis le début de la Ve République.


Législatives en France: l'alliance LREM-Modem largement en tête