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Calais Pas d'aide en vue pour les migrants

24 Juin 2017

"Nous ne voulons pas qu'il y ait de point de fixation qui ferait qu'à long terme on retrouverait 7.000 personnes qui soient installées ici, ce qui est totalement insupportable, qui comme vous le savez n'est bien ni pour les migrants, ni pour les habitants de Calais, ni pour la vie économique", a dit Gérard Collomb. "A chaque fois qu'on a construit un centre, il y a eu appel d'air", a-t-il ajouté sur place ce vendredi.

Dans cette zone symbole du drame migratoire en Europe, pour la première fois cette semaine un chauffeur polonais est mort dans un accident consécutif à un barrage dressé par des migrants sur l'autoroute. "Pour avoir une grande humanité, il faut une grande fermeté" et "on ne peut pas accueillir avec humanité lorsque tout à coup on a un afflux migratoire considérable", a répondu Gérard Collomb.

Onze associations ont défendu mercredi devant le tribunal administratif de Lille les droits fondamentaux des migrants de Calais, demandant la construction d'un centre d'accueil local.

Huit mois après le démantèlement du gigantesque bidonville de la "Jungle" de Calais, des centaines de migrants errent toujours sur place dans des conditions précaires, alors que la France refuse tout nouveau centre d'accueil pour éviter un "appel d'air".

Il devait ensuite s'entretenir avec les forces de sécurité au commissariat de la ville, puis rencontrer des associations d'aide aux migrants, qui ont dénoncé début juin des violences policières envers les migrants. "C'est le statu quo, on n'a pas de réponse satisfaisante", a regretté François Guennoc, de l'Auberge des migrants, auprès de l'AFP.

"On ne comprend pas qu'après autant d'années on en soit encore là", a pour sa part lancé Jean-Claude Lenoir, de l'association Salam, qualifiant de "tragique" la réponse à la crise.

"Nous allons faire une réforme du droit d'asile de manière à réduire les délais", a-t-il indiqué, soulignant qu'aujourd'hui ce droit "fonctionne mal et il est urgent de revoir et peut-être de le transformer".
. "Il n'y a pas d'un côté les policiers, les gendarmes qui seraient agressifs et de l'autre des migrants qui seraient d'une douceur légendaire", a-t-il affirmé.

Ce plan, qui pourrait prendre la forme d'une communication en Conseil des ministres d'ici juillet, veut aborder la problématique de l'asile sur l'ensemble du territoire, mais aussi sous son aspect européen, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre.


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