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Soudan: le Président Omar el-Béchir attend mieux de Donald Trump

15 Juillet 2017

En effet, c'est dans un décret présidentiel, que M. Béchir a ordonné la suspension du comité qui négociait avec les Etats-Unis.

Trump a donc jugé mieux de prolonger de trois mois supplémentaires cette période probatoire, soit jusqu'au 12 octobre, au grand dam des autorités soudanaises qui, lundi, ont prévenu, par la voix du chef de la diplomatie Ibrahim Ghandour, qu'un maintien de l'embargo était "inacceptable" et que seule la "levée des sanctions" était l'option attendue.

Interrogé simultanément à l'annonce du gel par le Soudan, de hauts responsables américains à Washington ont assuré que Etats-Unis tenaient à conserver "une relation positive" avec Khartoum.

"Nous espérons que les Etats-Unis reviennent sur leur décision et tiennent leurs engagements", a-t-il déclaré jeudi à des journalistes. Le ministre a dit toutefois "toujours espérer que les sanctions soient définitivement levées".

Cette décision s'accompagnait d'une période probatoire qui s'achève mercredi et qui pourrait déboucher cette semaine sur la levée totale et définitive des sanctions si les Américaines estiment que Soudan a suffisamment progressé sur cinq points.

Le Soudan est sous le coup des sanctions américaines depuis 1997, à cause de son soutien présumé aux islamistes dont le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, tué dans un raid américain au Pakistan en mai 2011.

Cette guerre a fait plus de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU, et vaut au président Béchir d'être visé par deux mandats d'arrêt internationaux pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Même si les relations américano-soudanaises se sont sensiblement améliorées, le département d'Etat maintient Khartoum depuis 1993 sur sa liste noire des "Etats soutenant le terrorisme", au même titre que l'Iran et la Syrie.


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