Mercredi, 23 Août 2017
Dernières nouvelles
Principal » Le repreneur potentiel prêt à racheter les murs — GM&S

Le repreneur potentiel prêt à racheter les murs — GM&S

27 Juillet 2017

Il annonce qu'il va racheter les murs de l'usine pour un million d'euros.

Cette question marquait jusqu'alors un point de blocage important dans le dossier de la reprise de l'usine de La Souterraine (Creuse). Alain Martineau, patron de GMD voulait que la communauté de communes de La Souterraine rachète le terrain à la SCI propriétaire. Or, cette opération aurait pris plusieurs mois en raison d'un montage financier complexe auquel participait la région.

Il n'était pas question non plus pour Alain Martineau de payer le loyer de 180 000 euros par an exigés par les propriétaires actuels pour faire fonctionner le site. "On rachètera les murs, pour un million d'euros. C'est ce qui me paraît le plus sain pour que ça tourne", explique-t-il ce mercredi 26 juillet à France Bleu Creuse. "Il y a des choses à remettre en état", a déclaré par téléphone à l'AFP Alain Martineau, PDG de GMD, confirmant une information donnée pas France Bleu Creuse. L'acceptation de cette offre par les salariés constitue désormais "la dernière condition suspensive" à la reprise du site, selon Bercy.

Du côté des salariés, la nouvelle a été reçue avec prudence.

C'est une étape importante dans le dossier de la reprise de l'équipementier automobile GM et S.

Yann Augras réagissait à l'appel lancé lundi soir par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à "considérer favorablement" la proposition de reprise de l'emboutisseur GMD. Ils se sont dit prêts à rencontrer le repreneur potentiel, attendu sur place jeudi. "Ce ne sont pas demain toutes les équipe de Griveaux et de Le Maire qui vont être licenciées!"

S'agissant de la venue sur site, annoncée par Bercy pour jeudi, d'Alain Martineau, Pdg de GMD à la reprise, les syndicalistes ont accueilli favorablement l'idée mais sans évoquer de préalable, estimant que "c'est à lui de voir s'il doit venir ou pas (.) nous, on est là". "On verra s'il y a acceptation ou pas de la reprise de 120 salariés" sur 277, a ajouté M. Augras, secrétaire du Comité d'entreprise.

Le responsable de GMD, qui considère que la situation "a l'air de commencer à se débloquer", persiste à ne s'engager que sur le maintien de 120 emplois contre 277 actuellement. "On ne peut pas être unanime avec plus de 150 gars laissés sur le tas", a-t-il souligné. Les salariés ont assuré qu'il iraient en nombre à Poitiers pour l'audience.


Le repreneur potentiel prêt à racheter les murs — GM&S