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Trump n'écarte pas l'idée d'intervenir militairement au Venezuela

13 Août 2017

Déjà engagé dans un bras de fer avec Pyongyang, le président américain a menacé vendredi le Venezuela d'une intervention militaire, qualifiée d'" acte de folie " par Caracas.

Pas de répits pour Donald Trump. "Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent" a-t-il poursuivi, entouré du secrétaire d'État Rex Tillerson et de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

Le Pentagone n'a pas commenté cette annonce.

Des députés de la France insoumise dont Eric Coquerel et Jean Luc Mélenchon le 5 juillet 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
Des députés de la France insoumise dont Eric Coquerel et Jean Luc Mélenchon le 5 juillet 2017 à l’Assemblée nationale

Le ministre de la Défense du Venezuela est directement monté au créneau en déclarant qu'en cas d'agression ils seraient "tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté du Venezuela".

Mais une partie de la région reste du côté du président Maduro, héritier politique du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013 et leader emblématique de la gauche en Amérique latine.

L'opposition, qui a boycotté les élections constituantes, réclame la tenue d'un scrutin présidentiel en vue de remplacer Nicolas Maduro, dont le mandat a été marqué par une sévère récession économique source de pénuries. Le président vénézuélien rejoint ainsi le président syrien Bachar Al-Assad, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président zimbabwéen Robert Mugabe. Une nouvelle série de sanctions américaines ont par ailleurs été adoptées cette semaine à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place d'une Assemblée constituante jugée "illégitime".

"En tant que chef de l'Etat, je me soumets aux pouvoirs de cette assemblée constituante", a-t-il déclaré.

Nicolas Maduro souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu'elle se tienne à New York à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies à la mi-septembre.

Début début août, les États-Unis ont infligé des sanctions après l'élection controversée de l'Assemblée constituante qui a fait dix morts.

La Maison Blanche a révélé que Nicolas Maduro avait effectivement sollicité une conversation avec Donald Trump le 11 août, mais a implicitement fait savoir que sa demande n'avait pas été acceptée. "Le président Trump parlera volontiers avec le dirigeant du Venezuela dès que la démocratie sera restaurée dans ce pays".

Cette nouvelle joute verbale arrive toutefois à point nommé pour le gouvernement vénézuélien, qui trouve là une nouvelle preuve du "complot" ourdi selon lui par l'opposition avec l'aide de Washington pour se saisir de ses immenses réserves pétrolières, les plus importantes de la planète.


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