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E171 dans les sucreries : "L'absorption de ces nanoparticules n'est pas neutre"

25 Août 2017

Elles sont présentes non seulement dans plusieurs objets du quotidien comme les vêtements, mais aussi dans un additif alimentaire utilisé comme colorant blanc et opacifiant par les industriels de l'agro-alimentaire, le E171.

Cible des tests pratiqués par 60 Millions dans son enquête, l'additif E171 ou dioxyde de titane est composé en partie de nanoparticules.

Il a pour rôle de blanchir les confiseries et peut contenir des nanoparticules, et 18 produits ont donc été analysés.

Enfin, pour info, après l'entreprise Lutti, l'entreprise "Verquin Confiseur" producteur des bonbons " têtes brulés " a décidé, elle aussi, de renoncer à utiliser le dioxyde de titane dans la fabrication de l'ensemble de ses bonbons. En tout, dix-huit produits ont été testés dans le cadre de cette enquête, notamment les bonbons M&M's, les gâteaux Napolitain de Lu, les Choco-mix de Milka, des desserts glacés de Lenôtre (le Plaisir Framboises-Nougatine, notamment) ou encore des sucettes aux fruits Lollipops. Ils sont présents sous forme nano, c'est-à-dire à un milliardième de mètre.

Une fois encore, la présence d'E171 apparaît clairement sur les étiquettes, mais jamais la mention nanoparticules, selon 60 Millions, qui rappelle pourtant qu'un règlement européen sur l'information du consommateur (Inco) contraint théoriquement les fabricants à apposer la mention "nano" avant le nom de l'ingrédient concerné.

Maintenant, quel est l'impact potentiel de leur présence sur notre santé? "Lorsqu'une substance étrangère s'immisce au sein même d'une cellule, on peut évidemment supposer qu'il peut y avoir des dégâts, en tout cas un dérèglement de certaines de ces cellules", a expliqué à l'AFP Patricia Chairopoulos. En effet, peu de temps auparavant, l'Inra avait publié une étude concluant que l'exposition chronique au E171 favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat.

Au mois de janvier dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) avait émis un avis que 60 Millions de Consommateurs qualifie d'"alarmant".

Une évaluation par l'agence du cancer de l'OMS (Circ/Iarc) avait conduit à classer le dioxyde de titane comme cancérogène possible pour l'homme en cas d'exposition professionnelle par inhalation, avait toutefois rappelé l'Inra.


E171 dans les sucreries :