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L'UFC-Que Choisir part en guerre contre les distributeurs — Bio

30 Août 2017

Pour l'UFC-Que Choisir, les grandes enseignes "surfacturent" les produits bio.

L'association UFC-Que Choisir, qui s'est concentrée sur l'étude des fruits et légumes, estime qu'un panier bio est 79% plus cher que son équivalent en produits conventionnels.

Payer ses légumes et ses fruits bio beaucoup plus cher que ceux produits en agriculture conventionnelle, est-ce une fatalité? "Seulement la moitié du surcoût du bio payé par le consommateur va à la production, le reste étant capté par la grande distribution en sur-marges". C'est pourquoi l'association demande davantage de transparence sur les prix et les marges nettes réalisées par la grande distribution " afin de contribuer, par la concurrence, à une meilleure accessibilité du bio ". En moyenne, d'après les calculs de l'association, "les marges brutes sur les fruits et légumes sont deux fois plus élevées (+ 96 %) en bio qu'en conventionnel". Sur les pommes et les tomates, les produits les plus consommés par les Français amateurs de bio, cette sur-marge atteint même 163 et 145%, contre 64% dans la pomme de terre. Le propos est violent contre les distributeurs, accusés de ne pas tenir leurs promesses, de s'abriter derrière une "justification économique obscure" pour pratiquer "des tarifs prohibitifs et des marges exorbitantes".

Alors que le bio enregistre une forte croissance, avec, en 2016, des dépenses pour l'alimentation bio en croissance de 20 %, la grande distribution est de loin le premier canal de distribution: les grandes enseignes écoulent à elles seules 45 % des produits bio.

Le marché du bio s'élève à 7,14 milliards d'euros en France.

Outre le fait de savoir - mais on s'en doutait un peu - que le consommateur est loin d'être un imbécile et qu'il ne suffit pas de lui dire que "passer au bio ne lui coûtera pas plus cher" pour qu'il le pense, la réponse apportée par l'enquête de "Que Choisir" est tristement édifiante.

La démonstration d'Olivier Andreau, qui a piloté cette étude sur les prix, est implacable. Cette marge brute, c'est la différence entre le prix de vente et le coût de revient. "Il en existe une bonne cinquantaine rien que pour la tomate", fait-elle valoir.

Mais pour l'UFC Que-Choisir, ces conditions de production n'expliquent que la moitié du surcoût. C'est le constat de l'étude que publie UFC Que Choisir mardi 29 août 2017.


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