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Faut-il avoir peur de Kim Jong-Un — Corée du Nord

03 Septembre 2017

La Corée du Nord a confirmé mercredi qu'elle avait tiré la veille un missile de moyenne portée au-dessus du Japon. Des condamnations sont également venues de France, du Royaume-Uni ou du patron de l'ONU, Antonio Guterres. Ce à quoi Pyongyang répliquait en promettant de tirer une salve de missiles à proximité de Guam.

Après le tir d'un missile nord-coréen au-dessus du Japon, croire en une issue négociée est absurde, juge l'historien Jean-Louis Margolin, dans une tribune au " Monde ". Le 29 août étant, de plus, une date spéciale puisque c'était la journée internationale de l'ONU contre les essais nucléaires. Mais il n'a pas prononcé de nouvelles sanctions contre le régime de Kim Jong-un. "Pour autant, Pékin " n'approuve pas, bien sûr, " le tir nord-coréen, " qui a violé les résolutions du Conseil de sécurité et porté atteinte au traité de non-prolifération des armes nucléaires", a précisé le ministre.

Si ce lancement a été unanimement condamné par le Conseil de sécurité de l'ONU, les capitales étrangères sont divisées sur la marche à suivre en ce qui concerne la Corée du Nord. Un mois de négociations entre notamment les Etats-Unis et la Chine, premier partenaire économique de la Corée du Nord, avait été nécessaire pour aboutir à une résolution votée à l'unanimité des 15 membres du Conseil. Toutefois, l'ONU n'a pas donné de précisions quant à d'éventuels renforcements des sanctions.

Le Premier ministre britannique Theresa May et son homologue japonais Shinzo Abe discutent de la situation avec la Corée du Nord le 31 août 2017 à Tokyo. Insuffisant pour le Président des Etats-Unis qui demandait davantage.

Représailles? Perfectionnement militaire? Provocation? Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un stock d'armes et de missiles assez important et de nuire via une frappe simultanée.

"Dès que la situation se tend, (ces pays) fuient leurs responsabilités".

Lors d'un discours devant les ambassadeurs de France, à l'Elysée, Emmanuel Macron s'est exprimé sur "l'irresponsabilité" de la Corée du Nord. "Il ne reste pas de bonnes options et en réalité il ne reste probablement pas d'options du tout", a-t-il déploré.

"Les exercices militaires conjoints américano-sud-coréens actuellement en cours, en pleine tension sur la péninsule coréenne et en dépit des fermes avertissements de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), ne sont rien d'autre qu'un acte fanatique qui ajoute de l'huile sur le feu", a déclaré à la Conférence sur le désarmement de l'ONU à Genève l'ambassadeur, Han Tae-Song.

La Corée du Nord justifie ses ambitions militaires par la nécessité de se protéger des États-Unis. À titre de comparaison, son père et prédécesseur Kim Jong-il n'avait mené que seize tests de missiles durant ses quelque dix-sept années de règne. Pour les autorités locales, il est question d'autodéfense face aux "intentions hostiles" des Etats-Unis.

Mais si les dirigeants américain et japonais partagent la même position, étant convenus "d'augmenter la pression sur la Corée du Nord", à savoir l'arrêt effectif de la fourniture de pétrole, la Chine, elle, répète ses appels à la reprise du dialogue, indique l'Asahi Shimbun.


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