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L'ONU en quête de réponse au problème nord-coréen

05 Septembre 2017

La position de Pékin, qui a appelé au "dialogue", et Moscou n'est pas connue. "La guerre avec la Corée du Nord n'est pas quelque chose que les américains souhaitent".

Mme Haley n'a pas précisé dans quels secteurs pourraient s'appliquer de nouvelles sanctions.

Alors que le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin évoquait de possibles nouvelles sanctions, le président Trump a menacé d'arrêter "tous les échanges commerciaux" avec "tout pays faisant des affaires avec la Corée du Nord". De telles mesures auraient des conséquences pour la Chine qui absorbe environ 90% des exportations nord-coréennes.

"Il n'y a pas de solution militaire", a insisté l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzi, tout en reconnaissant que la Corée du Nord a traité "avec mépris" toutes les injonctions internationales. Ce qui est urgent, c'est de "garder la tête froide" et d'éviter une escalade des tensions, a-t-il dit. À l'initiative des États-Unis, cette résolution adoptée à l'unanimité sanctionne 14 responsables nord-coréens, mais aussi quatre entités, venues s'ajouter à la liste des 39 individus et 42 entités nord-coréennes déjà visés par des sanctions. Les États membres sont notamment invités à empêcher la fourniture, la vente ou le transfert vers Pyongyang d'armes en tout genre, et de tout article, matériel ou information susceptible de contribuer au développement de sa recherche militaire.

Pour la Chine, la crise "doit être résolue de manière pacifique", a affirmé son ambassadeur à l'ONU, Liu Jieyi.

Par ailleurs, les États-Unis devraient faire circuler cette semaine une résolution comprenant des sanctions plus lourdes contre le régime nord-coréen, et qui devra être présentée au vote lundi 11 septembre 2017.

Le représentant permanent de la Russie à l'ONU, Vassili Nebenzia, a rappelé que l'échec passé du Conseil de sécurité à freiner les programmes nucléaires et de missiles de la RPDC était dû au fait que les résolutions "ne visaient qu'à mobiliser des mécanismes de sanctions". Lors d'une discussion téléphonique avec Vladimir Poutine, il a ainsi évoqué la question des travailleurs nord-coréens détachés à l'étranger. Le Royaume-Uni recommande l'intensification de la mise en oeuvre des sanctions existantes, et l'adoption " d'une nouvelle résolution plus efficace", pour "tarir les sources de financement " des programmes illégaux nord-coréens, a-t-il dit. La rencontre, qui a débuté peu après 10 h 00 (14 h 00 GMT) à New York, intervient dans un climat particulièrement tendu après le test d'une bombe à hydrogène d'une puissance sans précédent et alors que le régime de Kim Jung-Un semble se préparer un nouveau tir de missile balistique. Une offre sèchement rejetée par Nikki Haley lundi. Face au nouveau défi à la communauté internationale lancé par Pyongyang, Séoul et Washington ont annoncé le déploiement en Corée du Sud davantage de lance-missiles Thaad (Terminal High-Altitude Area Defense), le bouclier américain qui provoque la fureur de Pékin.


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