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L'État cède 4,1% du capital d'ENGIE

07 Septembre 2017

La participation de l'Etat est ainsi réduite à 24,1% du capital du groupe énergétique et à 27,6% des droits de vote. Dans un communiqué, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire se félicite: "Cette session de titres s'est déroulée dans de très bonnes conditions pour les intérêts patrimoniaux de l'État". "Nous pensons vraiment que c'est une meilleure façon de dépenser de l'argent en finançant l'innovation plutôt que d'être emprisonné dans certaines compagnies qui ne sont pas stratégiques pour l'Etat français", a alors justifié le ministre de l'Economie. Grâce au système des droits de vote double, instauré par la loi Florange de 2014, l'État peut continuer à avoir le tiers des droits de vote en détenant moins d'un tiers du capital. Selon les termes employés par l'APE dans son communiqué de presse, cette participation au capital d'Engie se situe à un " niveau calibré pour permettre une détention de plus du tiers des droits de vote ".

"L'Etat a décidé qu'il avait besoin de 10 milliards d'euros pour lancer son plan start-up, il faut bien les trouver", nuance de son côté auprès de l'AFP, Elie Cohen, économiste au CNRS, pour qui, dans ce contexte, la vente partielle d'Engie est "logique". Des noms reviennent avec insistance: Aéroport de Paris, la Française des Jeux, Orange, Renault... Ces participations pèsent actuellement près de 100 milliards d'euros, dont 70 dans des sociétés cotées. La veille, Bruno Le Maire avait même évoqué de possibles privatisations, ce que n'a pas confirmé M. Philippe.

L'Etat a fait part de son intention de céder un portefeuille de participations afin d'alimenter un fonds de 10 milliards d'euros dédié aux investissements dans les technologies innovantes. Le but, répète l'exécutif depuis cet été pour justifier ces ventes d'actifs effectuées par l'Agence des participations de l'Etat: financer des projets ou des entreprises dans le "traitement de données" et "l'intelligence artificielle".


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