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Macron vise les "fainéants" dans un discours et déclenche les critiques

09 Septembre 2017

Puis, toujours dans un registre provocateur, il s'est entiché d'une formule toute simple pour qualifier ses opposants: "Je ne cèderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes".

Emmanuel Macron
REUTERS Philippe Wojazer Paris cherche-t-il à aider l’opposition vénézuélienne à renverser Maduro

Au deuxième jour de sa visite d'Etat en Grèce, Emmanuel Macron, accompagné du ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, participait avec M. Tsipras à une table ronde de 140 chefs d'entreprises français et grecs. C'est donc devant un auditoire conquis, celui de l'école française d'Athènes, qu'il a (re) fait savoir que "la France n'est pas un pays qui se réforme".

Il devra, pour y parvenir, convaincre les dirigeants allemands, dont les propositions vont jusqu'à présent bien moins loin et avec lesquels il prévoit d'écrire une feuille de route de réformes européennes d'ici la fin de l'année. Peu avant ce discours, Emmanuel Macron s'était démarqué en critiquant le recours au FMI dans le plan de sauvetage de la Grèce, et en déplorant le "manque de confiance " entre Européens qui a poussé à avoir recours à l'institution monétaire. Sur unn ton plutôt ironique, le leader de la France Insoumise a appelé les "abrutis, cyniques, fainéants" à se rendre aux manifestations contre la réforme du code du travail, prévues les 12 et 23 septembre prochains.

Vendredi depuis Athènes, Emmanuel Macron a dit "assumer" sa phrase polémique sur "les Français [qui] détestent les réformes" et a été plus loin. "Nous allons le faire sans brutalité, avec calme, avec explication, avec sens", a-t-il encore assuré.

Ces paroles se rapprochent sensiblement de la rhétorique d'autres responsables européens, comme celle du commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, qui en 2015 affirmait déjà qu'"en aucun cas, on ne peut expulser Platon ". "Et je vous remercie, Monsieur le Président de la République, pour vos mots sincères de solidarité", a poursuivi le président français lors de son discours publié dans son intégralité sur le site de l'Élysée. "Un temps durant lesquels partout, dans nos pays, nos peuples discuteront de l'Europe dont ils veulent", a-t-il souhaité. Leur promenade encadrée d'officiers de sécurité, Mme Macron en robe bleu vif sans manches et talons hauts, n'est pas passée inaperçue, la visite présidentielle française faisant la une des médias grecs depuis jeudi.


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