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Les islamistes du Bangladesh appellent à la guerre contre la Birmanie — Rohingyas

17 Septembre 2017

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, mise en cause dans les violences qui ont contraint à l'exode près de 370.000 musulmans Rohingya, ne participera pas à l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte mardi à New York. D'après les derniers chiffres des Nations unies mercredi, plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane, consécutive à des attaques de rebelles rohingyas.

"Peut-être" Aung San Suu Kyi a-t-elle "des dossiers plus pressants à traiter": c'est de cette manière qu'un des porte-parole du gouvernement birman a expliqué l'absence aux Nations-Unies de la Prix Nobel de la paix. L'ONU s'inquiète des violences dans l'Etat birman du Rakhine (aussi appelé Arakan) et a dénoncé les exactions de l'armée birmane et de milices bouddhistes contre les Rohingyas comme un "exemple classique d'épuration ethnique".

À la pointe sud-est du Bangladesh, nation pauvre à majorité musulmane, les autorités locales et organisations internationales sont débordées la marée humaine.

"La conseillère d'Etat n'assistera pas à l'assemblée générale de l'ONU" fin septembre, a déclaré mercredi à l'AFP Zaw Htay, son porte-parole à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité qui doit discuter, à huis clos, de cette crise. Malades, blessés pour certains, affaiblis et affamés, les réfugiés arrivent complètement démunis dans une zone où les camps miséreux sont déjà surpeuplés.

Même si nombre des Rohingyas sont présents en Birmanie depuis des décennies, ils restent considérés comme des immigrés illégaux du Bangladesh voisin. Ils n'ont pas accès au marché du travail, aux écoles, aux hôpitaux.


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