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Sénatoriales : Laurent Wauquiez y voit "un premier avertissement" à Emmanuel Macron

25 Septembre 2017

Environ 76.000 "grands électeurs", essentiellement des élus locaux, sont convoqués pour renouveler 171 des 348 sièges de la Haute assemblée ce dimanche.

Le parti "Les Républicains" (LR) consolide en effet sa place de première force du Sénat en détenant désormais 149 sièges loin devant les "La République en marche" (LREM) du président Emmanuel Macron, avec seulement 23 sièges (contre 29 dans l'hémicycle sortant), selon les résultats rapportés dans la soirée par la chaîne d'information en continu "BFM TV". Un contre-performance que le chef de file des sénateurs-marcheurs, François Patriat, minimise, qualifiant cette élection "d'épiphénomène de la vie politique". Le camp présidentiel aborde ces élections avec deux handicaps. Seuls ont droit de voter les parlementaires, maires, élus locaux.

La majorité de droite a été donc confortée lors des élections sénatoriales de ce dimanche à un moment où le parti présidentiel détient la majorité absolue à l'Assemblée nationale depuis les élections législatives du printemps dernier. A majorité de droite depuis 2014, la chambre haute devrait le rester car le corps électoral, composé principalement de conseillers municipaux, est issu des dernières municipales, qui avaient été remportées par la droite. En pratique, l'absence de majorité au Sénat n'empêchera pas Emmanuel Macron de gouverner. En revanche, le feu vert du Sénat est en théorie indispensable pour réviser la Constitution.

Pourquoi? Car Emmanuel Macron a annoncé son intention de faire adopter une réforme constitutionnelle qui inclura notamment la baisse du nombre de parlementaires (les députés et les sénateurs). Le pari n'est donc pas gagné. Mais en cas de blocage au Parlement, le président a déjà annoncé qu'il organiserait un référendum.

Le Sénat, une institution d'habitude assez discrète dans le paysage politique, qui souffre d'une image poussiéreuse (moyenne d'âge 64 ans) espère en tout cas gagner en visibilité pendant le quinquennat. "Je veux que le Sénat incarne une opposition exigeante", renchérit son président, Gérard Larcher.


Sénatoriales : Laurent Wauquiez y voit