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" La décision de Trump sur le Tchad est arbitraire " — John Campbell

29 Septembre 2017

Après l'Union africaine, la France, les milieux diplomatiques et le Tchad lui-même, le président malien Ibrahim Boubacar Kéita est lui aussi monté au créneau.

"Le Tchad reste ouvert à toutes discussions susceptibles de renforcer sa collaboration avec les États-Unis d'Amérique sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme", a affirmé sa ministre de la Communication. Ce mardi, 26 septembre, le secrétaire général du gouvernement tchadien, Abdoulaye Sabre Fadoul, assurant l'intérim aux Affaires étrangères, a fait part à l'ambassadrice des Etats-Unis au Tchad, Geeta Pasi de "l'incompréhension " de son gouvernement face au décret du président américain Donald Trump qui accuse les pays concernés de manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec Washington. Le choc est d'autant plus considérable pour le Tchad qui est un véritable partenaire sécuritaire des Etats-Unis depuis la guerre froide.

Saluant les efforts du Tchad dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans la région, la présidence en exercice du G5-Sahel sollicite la compréhension des hautes autorités américaines en vue de conforter la poursuite des efforts du G5-Sahel, poursuit le communiqué.

Le Tchad a engagé depuis plusieurs années une croisade contre le terrorisme dans la bande sahélienne, notamment au Mali, où il a largement contribué à chasser les djihadistes qui avaient occupé le Nord du pays de mars 2012 à janvier 2013 et est également engagé dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, qui sème la terreur au Nigeria.

La Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad ont été intégrés dimanche dernier à la liste des pays visés par le décret migratoire américain interdisant de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de ces pays. Des responsables du Pentagone ou encore du Département d'Etat ont exprimé leur vif désaccord selon le New York Times.