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"Aucun signe d'intérêt" de la Corée du Nord pour des pourparlers

01 Octobre 2017

"Mais certainement la Corée du Nord sera l'un des sujets sur la table", avait volontiers reconnu Rex Tillerson peu avant son départ. "Nous demandons 'voulez-vous discuter?' (...) nous ne sommes pas dans le noir complet, nous avons deux ou trois canaux [de communication] ouverts avec Pyongyang", a-t-il assuré devant des journalistes.

Signe d'ouverture de la part des États-Unis, le secrétaire Tillerson a indiqué samedi que son gouvernement disposait de " canaux de communication " avec la Corée du Nord, et que l'administration Trump " sondait " le régime de Kim Jong-un pour savoir si celui-ci était prêt à discuter de son programme nucléaire.

La Chine tient également à sa solution dite du " double moratoire", soit l'arrêt des tirs de missiles et des essais nucléaires nord-coréens en échange de la suspension des manoeuvres militaires conjointes entre la Corée du Sud et les États-Unis.

A Washington, on juge la Chine, partenaire commercial quasi exclusif de la Corée du Nord, de plus en plus disposée à appliquer les sanctions économiques imposées par les Nations unies contre le régime de Pyongyang.

En application des résolutions onusiennes, le ministère chinois du Commerce a annoncé jeudi que les entreprises nord-coréennes établies en Chine devraient fermer d'ici janvier. Le China Daily souligne toutefois que l'effet des mesures de rétorsion commerciales n'est pas instantané.

Tillerson aura eu droit aux honneurs du Palais du peuple sur la place Tiananmen, où il a été accueilli par son homologue, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

Il a ensuite rencontré le président Xi Jinping et le conseiller des Affaires de l'Etat, Yang Jiechi, qui dirige la diplomatie chinoise. Le département d'État a laissé entendre qu'il n'y avait rien de concret à attendre de cette visite.

"Le visiteur et ses hôtes doivent définir au moins une chose: ce qu'ils peuvent attendre l'un de l'autre pour faire en sorte que la situation dans la péninsule coréenne ne se détériore pas au point d'échapper à tout contrôle".

Rex Tillerson est ce samedi en visite à Pékin avec pour objectif de se pencher sur les relations bilatérales et les préparatifs de la visite officielle que doit effectuer Donald Trump en Chine en novembre prochain. L'escalade verbale entre les deux dirigeants n'en finit plus. Le 3 septembre dernier, la Corée du Nord a réalisé un sixième essai balistique dont la puissance a été évaluée à 16 fois la bombe atomique qui a ravagé Hiroshima en 1945.

Il s'agira de sa première visite dans ce pays, que le milliardaire américain avait particulièrement brocardé l'an dernier lors de sa campagne électorale, accusant notamment la Chine d'avoir " volé " des millions d'emplois aux Etats-Unis.