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La tenue du référendum en suspens — Catalogne

03 Octobre 2017

Les forces de l'ordre voulait empêcher la tenue d'un référendum d'autodétermination interdit.

Une salle de gymnase dans la ville de Gérone où le président Carles Puigdemont devait voter a été pris d'assaut par la police.

A Barcelone, la police a chargé des votants et tiré des balles en caoutchouc, faisant selon certaines informations des blessés. Ce samedi, 15 000 personnes manifestaient dans les rues de Barcelone contre le référendum pour l'indépendance.

Au moins 91 personnes ont été blessées dans la province, dont un blessé grave, touché à l'oeil.

"Nous pouvons tenir un référendum d'autodétermination assorti de garanties comme nous nous y étions engagés", a affirmé le porte-parole du gouvernement régional Jordi Turull.

Les indépendantistes occupent toujours de leur côté, depuis vendredi soir, une dizaine d'écoles en Catalogne, alors que la justice a ordonné mercredi à la police de fermer les locaux qui devaient accueillir les bureaux de vote, dont les écoles.

Il a souligné que "toutes ces décisions sont de l'ordre de la souveraineté espagnole" et que "ce n'est pas à lui de se prononcer sur le référendum et les choix politiques du gouvernement".

Il avait décidé de camper dès la veille devant le collège Jaume Balmes, l'un des 2.300 bureaux mis en place par l'exécutif régional assure pour permettre aux 5,3 millions de Catalans de voter.

En cas de fermeture par la police de leur bureau de vote, les gens pouvaient voter n'importe où ailleurs, l'exécutif régional disposant de ce qu'il appelle "un recensement universel".

Les habitants de la région, où l'indépendantisme gagne du terrain depuis le début des années 2010, sont divisés presque à parts égales sur l'indépendance.

"J'ai voté. Ensemble, nous sommes inarrêtables pour défendre la démocratie", a écrit Piqué sur Twitter.

Carles Puigdemont a bien failli ne pas voter ce dimanche matin.

Mais pour la Catalogne, l'Espagne, et même l'Union européenne, le référendum de ce dimanche est un véritable saut dans l'inconnu.

Madrid a multiplié les mesures judiciaires et les opérations de police ces dernières semaines, provoquant des manifestations d'indignation de dockers, de pompiers et de milliers d'étudiants.

Le quotidien El Pais assurait dimanche en une que la démocratie espagnole était "face à son plus grand défi" depuis la mort du dictateur Francisco Franco en 1975.


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