Mardi, 17 Octobre 2017
Dernières nouvelles
Principal » Abadi ne veut pas de "confrontation armée" avec le Kurdistan

Abadi ne veut pas de "confrontation armée" avec le Kurdistan

06 Octobre 2017

Le premier ministre irakien, Haïder Al Abadi, doit se rendre à Paris demain à l'invitation d'Emmanuel Macron, qui a proposé que la France " aide l'Irak pour ne pas laisser les tensions s'installer " entre Bagdad et le Kurdistan d'Irak. Le référendum organisé le 25 septembre dernier où 92,7 % des électeurs votèrent en faveur de l'indépendance, a entraîné une grave crise entre Bagdad et la région kurde, et crispé pendant un temps les relations Bagdad-Paris.

"Nous ne voulons pas de confrontation armée, nous ne voulons pas d'affrontements, mais l'autorité fédérale doit prévaloir", a déclaré M. Abadi à l'issue d'un entretien à Paris avec le président français Emmanuel Macron. Le Premier ministre irakien a quant à lui appelé solennellement " les Peshmergas à travailler à nos côtés comme nous avons travaillé ensemble contre Daech pour garantir la sécurité de nos concitoyens ". Sa reprise ne laisse au groupe jihadiste qu'un seul fief dans le pays: les localités d'al-Qaïm et de Rawa, dans le désert frontalier de la Syrie.

Le président français Emmanuel Macron a, à son tour, réaffirmé l'engagement ferme de la France dans la lutte contre le terrorisme, et a également pris la responsabilité d'ouvrir "une nouvelle page de la relation bilatérale" entre Paris et Bagdad.

Pour finir, le président français souligne que la France restait "préoccupée par la situation des Kurdes".

"Nous plaidons pour la reconnaissance du droit des Kurdes dans le cadre de la Constitution irakienne" (votée en 2005, ndlr), a déclaré M. Macron.

Emmanuel Macron a ajouté: "Il est indispensable que dans les prochaines semaines et prochains mois il puisse y avoir un dialogue respectueux", sur ces questions, a-t-il poursuivi, précisant que la France était prête "à contribuer activement à la médiation enclenchée" par l'envoyé spécial de l'Onu Jan Kubis.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, en visite à Paris, a martelé jeudi qu'il ne voulait pas de "confrontation armée" avec la région autonome du Kurdistan.

"La diplomatie française ne s'avance pas davantage sur la question et se range du côté de la communauté internationale", commente Myriam Benraad, professeur assistante en Sciences Politiques à l'Université de Leyde, et "a priori derrière la politique qui sera celle des États-Unis, qui pour le moment suivent une politique de rejet de cette indépendance organisée de manière unilatérale ".


Abadi ne veut pas de