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Le chef de la police catalane devant la justice à Madrid — Catalogne

07 Octobre 2017

Alors qu'il devait intervenir lundi devant le parlement régional pour s'exprimer sur les suites du référendum, Carles Puigdemont a annoncé repousser son allocution à mardi.

L'Espagne était dans une impasse totale jeudi, en l'absence de dialogue entre les séparatistes catalans et le gouvernement, à quelques jours d'une possible déclaration d'indépendance qui inquiète les milieux économiques.

Selon les résultats non définitifs communiqués par le gouvernement régional, le " oui " l'aurait emporté " à 90 % " lors du référendum du 1er octobre, déclaré anticonstitutionnel par Madrid.

L'instabilité dans cette région alarme les Espagnols, mais aussi l'Europe.

Bien que le scrutin ne soit assorti d'aucune des garanties censées entourer ce type de consultation, le président catalan s'est dit déterminé à engager le processus menant à l'indépendance dès lundi, avec l'accord du Parlement catalan, si Madrid n'accepte pas de négocier le principe d'un référendum légal. "Et si on ouvre la boîte de Pandore, demain c'est le Pays basque, et après c'est le Pays basque français, et après c'est l'Italie du Nord, et après c'est la guerre", a estimé sur BFMTV l'ancien Premier ministre français Manuel Valls, originaire de Barcelone.

Le préfet, principal représentant de l'Etat en Catalogne, a pour la première fois présenté des excuses vendredi au nom des forces de l'ordre.

Soufflant le chaud et le froid, M. Puigdemont a insisté sur son souhait d'une médiation pour résoudre la crise mais il a aussi souligné que ses partisans étaient plus près "de leur désir historique": l'indépendance.

Quatre personnes sont poursuivies: Josep Luis Trapero, chef des Mossos d'Esquadra, la police catalane, Teresa Laplana, une autre responsable de cette police, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, présidents de deux puissantes associations séparatistes, l'Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium.

Depuis le début de la crise actuelle, la justice a agi avec fermeté contre les indépendantistes. Le Tribunal constitutionnel a en particulier interdit avant sa tenue le référendum d'autodétermination de dimanche, et il a encore suspendu jeudi la session annoncée pour lundi du Parlement catalan. Jeudi, la banque catalane Banco de Sabadell, la cinquième d'Espagne, a annoncé à l'issue d'une réunion d'urgence de son conseil d'administration qu'elle déménageait son siège social hors de la Catalogne, dans la ville d'Alicante, dans le sud-est de l'Espagne.

Parmi les armes du gouvernement figure la suspension de l'autonomie régionale dont jouit la Catalogne, une mesure que le gouvernement central n'exclut pas et que réclament des voix de plus en plus nombreuses en Espagne.


Le chef de la police catalane devant la justice à Madrid — Catalogne