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Trump va "décertifier" mais pas quitter l'accord sur le nucléaire iranien (Tillerson)

14 Octobre 2017

"Il est sous examen permanent et notre participation peut être annulée par moi, en tant que président, à tout moment", a déclaré Donald Trump à la Maison Blanche.

En cas d'échec à trouver une solution, Donald Trump a menacé de mettre fin à tout moment à l'accord. Avec ce texte, "nous avons obtenu de faibles inspections en échange de rien de plus que de repousser, purement à court terme et temporairement, l'avancée de l'Iran vers l'arme nucléaire". Selon le secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, c'est cette certification que Donald Trump doit refuser, avant l'échéance du 15 octobre. "L'Iran est gouverné par un régime fanatique", a affirmé Donald Trump, assurant que ce pays "est complice des atrocités commises par l'administration syrienne d'Assad".

Réagissant à ses propos, le président iranien a promis que Téhéran continuerait à respecter le PGAC tant qu'il répondrait aux intérêts nationaux, mais a également annoncé de nouveaux efforts dans le domaine balistique, en dépit des pressions américaines.

Rex Tillerson annonce la couleur avant le discours du président américain.

"Par conséquent, nous encourageons l'administration et le Congrès américains à prendre en compte les implications que leur décision aurait pour la sécurité des Etats-Unis et de leurs alliés, avant de prendre toute mesure susceptible de porter atteinte au Plan d'action - par exemple la réimposition envers l'Iran de sanctions levées en vertu de l'accord", déclarent-ils.

Ce retour aux sanctions signifierait la mort de l'accord âprement négocié, ce que la France et le Royaume-Uni, dont les entreprises ont commencé à réinvestir le marché iranien, ne souhaitent pas. Paris, Berlin et Londres ont déclaré rester "engagés" dans l'accord sur le nucléaire iranien. "Nous ne pouvons pas nous permettre en tant que communauté internationale de démanteler un accord qui fonctionne et tient ses promesses", a affirmé Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne, quelques minutes après des déclarations du Président américain, annonçant qu'il refusait de certifier cet accord.

A l'inverse le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a immédiatement félicité le président pour sa "décision courageuse". Il l'a la qualifiée de "rhétorique agressive et menaçante", soulignant que l'accord avec Téhéran sur le nucléaire restait intact.

Mais depuis son installation à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a donné un net coup de barre.

M. Trump critique depuis longtemps l'accord sur le nucléaire iranien. Il n'y a qu'Israël et l'Arabie Saoudite qui ont applaudi la décision de Trump...


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