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Un gouvernement hors la loi, soumis aux lobbys — Nucléaire

09 Novembre 2017

"Il n'avale plus des couleuvres, il avale des boas constrictor " a réagi, ce matin, l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot qui reproche à Nicolas Hulot de reprendre " les arguments éculés de l'industrie nucléaire depuis des décennies", " si vous n'avez pas de centrales nucléaires, vous avec des centrales charbon (.), c'est totalement faux " s'est-il indigné.

" La France est sur une position de trois ans", a martelé le ministre de la Transition écologique, ce 8 novembre 2017, soulignant être dans un objectif de sortie et non de renouvellement de l'utilisation du glyphosate. Le Réseau Action Climat a aussi regretté une "reculade" de Nicolas Hulot et le Réseau Sortir du nucléaire a dénoncé un "renoncement inacceptable". Mais aussi pour les auteurs de la loi de transition énergétique de 2015. "En restant au gouvernement, Hulot cautionne plutôt que freine ces renoncements", a commenté pour sa part le porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts Julien Bayou. Impossible sauf à ne pas tenir compte de nos engagements sociaux, à ne pas fermer les centrales à charbon et à rouvrir de centrales thermiques.

"Tout ça va prendre quelques mois et, en fonction de ça, nous fixerons une nouvelle date", a-t-il ajouté.

Au lendemain de l'ouverture de la COP 23, le gouvernement français et Nicolas Hulot en tête ne doivent pas se tromper de combat: pour lutter efficacement contre les dérèglements climatiques et réduire ses émissions de gaz à effet de serre, la France doit enclencher sa transition énergétique en propulsant le développement des énergies renouvelables. Toutefois, Nicolas Hulot a précisé que " le gouvernement a réaffirmé très clairement son souhait d'atteindre au plus vite l'objectif de 50% de la part du nucléaire mais évidemment sans sacrifier ou rogner nos objectifs sur le changement climatique ". "On ne recule pas, on va avancer".

"J'ai un an pour regarder tous ces scénarios", a indiqué le ministre, qui "va travailler avec l'ensemble des acteurs, les syndicats, les élus, les ONG". Il a estimé qu'"on s'était fixé un totem, mais on ne s'est pas mis en situation d'y parvenir".

La centrale alsacienne de Fessenheim "sera fermée dans le quinquennat" et "on va en profiter pour en faire un cas d'école", a-t-il affirmé. Avant, c'est trop tôt.


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